Bénévolat pour le Courrier Plume-Images : un retour vers les vraies valeurs

Effectuer du bénévolat pour le Courrier Plume-Images, c’est prendre du temps pour soi tout en donnant à son prochain.

Par Véronique Lanthier, tutrice chez SOSprof

Bénévolat pour le courrier Plume-Images. Volunteering for the Plume-Images newsletter. SOSprof. SOSteacher

 

J’en étais à ma 3e session de bac quand j’ai décidé de me concentrer sur mes études à temps plein. Mes cours avaient lieu le soir, je travaillais de jour à Laval tout en vivant à Terrebonne. Je n’avais plus d’énergie rendue le soir et faire la route dans le trafic me faisait perdre un temps précieux d’étude.

Après un an sans travailler, j’ai commencé à trouver le temps long. Il serait faux de dire que j’étudiais sans jamais prendre de pause… J’offrais déjà de mon temps à certains collègues de classe pour leur expliquer des sujets qu’ils comprenaient moins bien, j’aidais ma cousine avec ses premiers TP d’université et je corrigeais volontairement les travaux écrits de mes amis, mais il me manquait tout de même quelque chose.

J’avais l’impression de perdre mon temps quand je n’avais rien à faire. C’est en faisant des recherches sur internet que j’ai décidé de m’impliquer comme bénévole. Je suis tombée sur le site du Carrefour familial des moulins (Terrebonne) où on montrait plusieurs services offerts ; un m’a particulièrement attiré, le bénévolat pour le Courrier Plume-Images (CPI).

Le CPI permet aux jeunes de 13 écoles du primaire de se confier sur papier sur divers sujets ; chicane entre amis, perte d’un grand-papa, tracas familiaux, mais aussi sur des événements plus heureux comme une fête d’anniversaire, une activité d’école à laquelle ils ont participé…

Le CPI répond à toutes ses lettres chaque semaine. Nous y répondons en coloriant notre propre papier à lettres ainsi que les enveloppes que nous dessinons nous-mêmes et nous écrivons tout à la main pour une connotation plus personnelle.

Ayant été entourée d’enfants durant toute mon enfance (ma mère tenait une garderie familiale de mes 6 à 18 ans), je connais l’importance d’être présent pour eux, de les écouter et je suis sensible au fait que malheureusement, ce ne sont pas tous les jeunes qui ont la chance d’avoir un grand frère ou une grande sœur pour les conseiller et les écouter. Il arrive parfois que les jeunes ne veuillent pas se confier à leurs parents ou si le problème concerne ces derniers les enfants ne savent pas vers qui se tourner pour se faire entendre. Et bien le CPI est là pour ce genre de situations.

Avant même la fin de ma première lettre, je souriais déjà intérieurement ; j’avais l’impression non seulement de revivre certains moments de ma jeunesse, mais aussi de jouer un rôle quelconque dans la vie de ses jeunes. Une simple “Félicitations !”, un petit mot d’encouragement, une explication ou un conseil peut très souvent faire toute la différence.

Cela fait bientôt 16 mois que je fais du bénévolat pour le Courrier Plume-Images et je suis toujours aussi heureuse qu’à mes débuts lorsque je reçois mes lettres chaque semaine. J’ai l’impression de faire une bonne action à chaque lettre, j’éprouve un sentiment d’accomplissement et une certaine fierté lorsque je remets mes réponses à Stéphanie (Mme Clément est la responsable du CPI).

Être bénévole au CPI me permet d’appliquer quelques notions vues dans mes cours de psychoéducation, d’effectuer ma part envers ma communauté, d’exercer la relation d’aide et me permet de joindre l’utile à l’agréable puisque j’ai toujours aimé écrire.

 

Pour en savoir plus  et mieux vous outiller :