
Votre fils rentre de l’école. Vous lui demandez comment s’est passé le cours d’anglais. Il hausse les épaules. Vous jetez un œil sur son bulletin : soixante-dix pour cent. Ce n’est pas un échec, mais quelque chose cloche. Il ne vous raconte jamais ce qu’il a fait en classe d’anglais. Quand un voisin anglophone lui dit “Hi!”, il devient rouge et répond à peine.
Vous n’êtes pas seul. Chez SOSProf, nous recevons chaque semaine des appels de parents du Plateau-Mont-Royal, de Lebourgneuf ou d’Aylmer qui partent du même constat : mon enfant a de la difficulté en anglais. Pas un simple coup de mou. Une vraie difficulté d’apprentissage qui s’installe, mois après mois.
Ce guide vous aide à reconnaître les signes, à comprendre ce qui se passe réellement dans la tête d’un élève en difficulté face à l’anglais langue seconde, et surtout à savoir quand agir.
Ce que vous allez découvrir dans cet article :
Comment reconnaître les difficultés réelles en anglais
Les 5 signes qui dépassent le "simple retard"
Un enfant qui peine en anglais ne dit pas toujours “j’ai de la difficulté”. Il montre autre chose. Voici ce que nos tuteurs observent chaque semaine dans les salons de Montréal et les cuisines de Québec.
Votre enfant cache ses bulletins ou les laisse traîner au fond de son sac. Il dit “je déteste l’anglais” sans pouvoir expliquer pourquoi, comme si la matière elle-même était le problème. Quand il lit un texte simple, il traduit mot à mot au lieu de saisir le sens global. À l’oral, il évite de parler. Pas de timidité habituelle : une vraie peur de se tromper devant ses camarades. Enfin, il confond des mots de base que d’autres enfants de son âge maîtrisent depuis longtemps.
Ces signes d’alerte ne sont pas des caprices. Ils trahissent souvent une difficulté fondamentale dans la façon dont l’enfant traite la langue.
Difficulté normale vs difficulté structurelle : où tracer la ligne ?
Tout enfant francophone québécois traverse des phases de flottement. Apprendre une deuxième langue exige du temps. Mais quand est-ce que le retard devient inquiétant ?
Un retard normal dure quelques semaines, autour d’une notion précise. L’enfant finit par la saisir avec une explication ou deux. Une difficulté majeure, elle, s’enracine. Elle s’étale sur plusieurs mois. Elle touche plusieurs compétences à la fois : l’enfant bloque à la fois sur la grammaire anglaise, sur la compréhension orale, et sur l’expression écrite. Même après des révisions, les erreurs reviennent identiques.
Regardez le bilan scolaire de votre enfant. S’il stagne dans la même fourchette depuis deux trimestres, malgré vos efforts et ceux de l’enseignant, on dépasse le simple retard. On entre dans une difficulté de taille qui demande une approche différente.
L'âge où les difficultés apparaissent : calendrier scolaire québécois
Au Québec, l’anglais arrive tard. Le programme d’anglais du ministère de l’Éducation commence souvent en troisième année du primaire, parfois en quatrième selon la commission scolaire. Cette immersion tardive crée un effet particulier.
Au primaire cycle 1, l’enfant joue avec la langue. Il mémorise des couleurs, des animaux. Rien de bien méchant. Au cycle 2, la grammaire anglaise pointe le bout de son nez. Les verbes irréguliers, la formation du pluriel, les prépositions. C’est souvent là que les fondations bancales se révèlent.
Le moment critique ? La transition entre la cinquième et la sixième année. Soudain, l’enfant doit lire des textes plus longs, écrire des paragraphes structurés, comprendre des consignes complexes. S’il n’a pas consolidé les bases, la difficulté croissante devient palpable. Il arrive e n secondaire 1 avec des lacunes qui s’alourdissent à chaque année. Au secondaire 3, le fossé peut être immense.
Pourquoi le français québécois complique l'apprentissage de l'anglais
Ces difficultés ne viennent pas de nulle part. Dans les écoles québécoises, on observe constamment que la structure linguistique du français crée des interférences linguistiques franco-anglaises qui ralentissent l’acquisition de l’anglais chez les élèves francophones.
Les interférences phonétiques : des sons qui n'existent pas en français
Le français québécois et l’anglais ne partagent pas le même inventaire de sons. Votre enfant entend “think” et prononce “sink”. Il confond “this” et “zis”. Ce ne sont pas des fautes de négligence. Ce sont des interférences phonétiques : son cerveau applique les règles du français à l’anglais parce qu’il ne connaît pas d’autre référentiel.
Le son /θ/, celui du “th”, n’existe tout simplement pas en français. L’accent tonique fonctionne différemment : en anglais, il change le sens ou la forme du mot. En français, il est relativement fixe. L’enfant francophone a donc du mal à entendre où tombe l’accent dans un mot anglais. Il parle d’une voix plate, monotone, ce qui rend sa compréhension difficile pour un interlocuteur anglophone.
Certaines ressources en ligne proposent des transcriptions phonétiques et l’Alphabet Phonétique International pour aider à visualiser ces sons. C’est un excellent point difficile à travailler en parallèle du soutien scolaire.
La grammaire contrastive : quand les règles françaises trompent l'enfant
Le français a deux mots pour le passé : “j’ai mangé” (passé composé) et “je mangeais” (imparfait). L’anglais en a un seul : “I ate”. Résultat, l’enfant francophone hésite constamment. Il dit “I eat yesterday” parce que sa tête reste en mode français.
Le “do” support, cette petite aide grammaticale anglaise, n’existe pas chez nous. Un francophone québécois dira naturellement “You like it?” au lieu de “Do you like it?”. Ce n’est pas une faute d’inattention. C’est une difficulté inhérente à la confrontation entre deux systèmes grammaticaux.
Les adverbes de fréquence se placent différemment. Les noms n’ont pas de genre en anglais, ce qui perturbe l’enfant qui cherche à accorder “the” avec “table”. Ces erreurs s’accumulent. Elles créent une difficulté technique qui finit par décourager l’élève.
Les faux amis fréquents dans les devoirs d'anglais
Les enseignants québécois relèvent chaque année dans les devoirs les mêmes erreurs courantes des francophones en anglais qui trahissent des interférences systématiques entre les deux langues.
Votre enfant écrit “Actually, I am wrong” pour dire “Actuellement, j’ai tort”. Il utilise “sensible” pour dire “sensé”. Il pense que “décevoir” se traduit par “to deceive”. Ces faux amis franco-anglais sont des pièges constants. Ils sont différents de ceux qu’on trouve en France parce que notre français québécois emprunte parfois des tournures distinctes.
Quand ces barrières linguistiques s’accumulent sans correction, l’enfant peut développer un véritable blocage affectif face à l’anglais qui paralyse sa progression scolaire.
Ce que votre enfant devrait maîtriser à chaque niveau
Primaire : les fondations (compréhension orale, vocabulaire de base)
Au primaire, l’enfant devrait comprendre des consignes simples sans passer par la traduction en temps réel dans sa tête. Il devrait savoir présenter son nom, son âge, sa famille. Il devrait reconnaître des mots usuels sans épeler chaque lettre.
Le programme d’anglais du primaire vise surtout la compréhension orale et un vocabulaire de base. Si votre enfant peine à suivre une chanson en anglais pour enfants, ou s’il ne comprend pas un dessin animé simple sans sous-titres français, le retard est déjà présent.
Secondaire : la complexification (grammaire, expression écrite, lecture)
Au secondaire, l’exigence change du tout au tout. L’enfant doit lire des textes informatifs, écrire des paragraphes cohérents, manipuler des structures grammaticales variées. L’expression écrite devient centrale.
C’est ici que les lacunes du primaire explosent. Un adolescent qui n’a jamais vraiment compris le présent simple ne peut pas saisir le conditionnel. Il se retrouve submergé.
Quand le niveau scolaire ne reflète pas la réalité
Voici un point difficile que beaucoup de parents négligent. Votre enfant peut avoir soixante-dix ou soixante-quinze pour cent en anglais et être en réalité largué. La note masque le problème parce qu’elle récompense la participation, les devoirs remis, les travaux d’équipe. Mais si vous demandez à votre enfant de vous raconter sa journée en anglais, il est incapable de former trois phrases correctes.
La note est un indicateur. La capacité réelle à communiquer en est un autre. Ne vous fiez pas uniquement au bulletin.
Aider votre enfant à reprendre confiance en anglais
Quand les difficultés persistent, un accompagnement personnalisé peut aider votre enfant à revoir les bases, comprendre ses erreurs et progresser plus sereinement avec un tuteur d’anglais adapté aux francophones.
Mon enfant est bloqué en anglais : causes et solutions
L'anxiété linguistique : quand l'anglais devient source de stress
L’anxiété linguistique n’est pas une excuse. C’est un phénomène réel. L’enfant développe des symptômes physiques avant un cours d’anglais : mal au ventre, maux de tête, insomnie la veille d’un examen. Il invente des excuses pour ne pas aller à l’école le jour du test d’anglais. Il ment sur ses résultats.
Cette anxiété naît de l’accumulation des échecs. À chaque question orale où il s’est trompé, à chaque devoir rouge, son cerveau associe l’anglais à la honte. Il finit par éviter la langue plutôt que de la pratiquer.
Le blocage cognitif : accumulation des lacunes non comblées
L’anglais se construit en étages. Chaque notion repose sur la précédente. Si l’enfant n’a pas compris les pronoms sujets en quatrième année, il ne comprendra pas les pronoms relatifs en secondaire 2. Les lacunes s’empilent. On appelle cela l’effet boule de neige.
Un jour, l’enfant se retrouve devant un texte de secondaire 3 qui exige vingt notions qu’il n’a jamais vraiment acquises. Il ne sait plus par où commencer. Il abandonne avant d’avoir essayé.
Le rôle de la motivation et de la confiance en soi
Sans confiance, pas de progrès. Un enfant qui croit qu’il est “mauvais en anglais” ne prendra plus de risques. Il ne parlera plus à voix haute. Il copiera les devoirs sur Internet. Il se sabote lui-même.
Si vous reconnaissez plusieurs de ces signes chez votre enfant, consultez notre analyse approfondie des causes et solutions face au blocage en anglais. Si vous reconnaissez plusieurs de ces signes chez votre enfant, consultez notre analyse approfondie des causes et solutions face au blocage en anglais.
Comment aider votre enfant à progresser seul (et quand ça ne suffit pas)
Les méthodes qui fonctionnent à la maison
Vous pouvez stabiliser la situation. Installez une routine courte : quinze minutes par jour valent mieux qu’une heure chaotique le dimanche soir. Faites écouter à votre enfant des podcasts ou des émissions en anglais adaptées à son âge, même s’il ne comprend pas tout au début. L’immersion passive aide le cerveau à s’habituer aux sons.
Proposez-lui des livres simples, des bandes dessinées en anglais. Certains outils comme Click & Speak proposent une approche interactive pour travailler la prononciation. Les dictionnaires correcteurs orthographiques intégrés à des traitements de texte l’aideront à repérer ses fautes sans culpabiliser.
Les limites du soutien parental
Soyons honnêtes. Vous n’êtes pas enseignant d’anglais. Vous pouvez réviser les mots de vocabulaire, corriger une orthographe grossière, mais vous ne savez probablement pas expliquer pourquoi on dit “I have lived here since 2020” et pas “I live here since 2020”. Et ce n’est pas un échec parental. C’est simplement une réalité.
Quand l’enfant a accumulé un retard de plus d’un niveau scolaire, les services de soutien familiaux atteignent leurs limites. Vous avez besoin d’une expertise structurée.
Les ressources gratuites adaptées aux francophones
Il existe des ressources en ligne solides. Le site de l’OQLF propose des fiches sur les faux amis. Certaines chaînes éducatives québécoises mettent en ligne des documents chargeables pour pratiquer la grammaire de base. Choisissez trois ou quatre outils maximum. Ne noyez pas votre enfant sous une montagne de liens.
Pour inverser une tendance de fond, il faut parfois des stratégies structurées pour progresser en anglais qui dépassent ce que le soutien familial peut offrir seul.
Quand faut-il faire appel à un tuteur d'anglais ?
Les 4 signes qui indiquent que le soutien scolaire ne suffit plus
Premier signe : le retard dure depuis plus de six mois. Deuxième signe : l’anxiété est installée, l’enfant pleure ou s’énerve quand on prononce le mot “anglais”. Troisième signe : il échoue aux évaluations malgré des révisions sérieuses. Quatrième signe : sa motivation est nulle, il ne voit plus l’utilité d’apprendre.
Quand ces quatre éléments se croisent, vous avez besoin d’un tuteur spécialisé. Pas un étudiant universitaire qui parle bien anglais. Quelqu’un qui comprend les interférences linguistiques du français vers l’anglais, qui sait reconstruire des fondations bancales, et qui sait redonner confiance.
Combien de séances et à quelle fréquence ?
Chez SOSProf, nous constatons qu’un élève qui a un retard d’environ deux niveaux scolaires nécessite généralement entre vingt-cinq et trente-cinq séances pour combler ses lacunes fondamentales. La fréquence idéale est d’une à deux séances par semaine. Moins, et le progrès est trop lent. Plus, et l’enfant risque la lassitude.
Comment choisir un tuteur qui comprend les francophones
Le critère essentiel : le tuteur doit connaître les erreurs typiques des francophones. Il doit savoir pourquoi votre enfant dit “I am agree” et comment le corriger sans humilier. Il doit adapter son vocabulaire, parler lentement au début, et expliquer la grammaire en comparant les deux langues.
Si vous hésitez encore sur le moment ou la manière d’engager un accompagnement, notre guide quand prendre un tuteur d’anglais détaille les critères objectifs de décision pour les parents.
Chez SOSProf, nous avons conçu un tutorat en anglais pour francophones du Québec spécifiquement adapté aux interférences linguistiques franco-anglaises.
SOSProf : un accompagnement conçu pour les francophones du Québec
Notre méthode adaptée aux interférences linguistiques fr→en
Nous ne donnons pas des cours d’anglais génériques. Nos tuteurs travaillent avec une grille de diagnostic qui identifie précisément les interférences phonétiques et grammaticales de votre enfant. Nous ne corrigeons pas seulement les fautes. Nous expliquons pourquoi elles arrivent, pour que l’enfant arrête de les reproduire mécaniquement.
Nous utilisons des matériaux adaptés au contexte québécois. Pas de manuels conçus pour des enfants de Calgary ou de Paris. Des exemples qui parlent à votre enfant, avec des références qu’il comprend.
Zones desservies par nos tuteurs en anglais
Que vous habitiez le Plateau à Montréal, Lebourgneuf à Québec ou le secteur Aylmer à Gatineau, nos tuteurs interviennent à domicile ou en ligne. Nous desservons aussi Laval, Longueuil, Ottawa et plusieurs autres municipalités. L’accompagnement est le même, qu’il se fasse autour de votre table de cuisine ou via une plateforme sécurisée. Pour les familles montréalaises, nous proposons un tuteur d’anglais à Montréal qui se déplace directement à domicile dans tous les arrondissements.
Questions fréquentes des parents
À quel âge les difficultés en anglais apparaissent-elles ?
La plupart des parents nous contactent entre la cinquième et la sixième année du primaire, ou au début du secondaire. C’est le moment où l’immersion tardive du système québécois fait que les lacunes du primaire basculent en crises d’apprentissage. Mais certains signes sont visibles dès la quatrième année, surtout si l’enfant a du mal avec la compréhension orale dès le départ.
Est-ce que mon enfant est en retard ou est-ce normal ?
Un enfant francophone qui hésite sur un verbe irrégulier est normal. Un enfant qui ne peut pas formuler une phrase simple après trois ans d’apprentissage scolaire présente probablement un retard structurel. Utilisez le bilan scolaire comme repère : deux trimestres de stagnation dans la même matière, malgré l’effort, suggèrent une difficulté technique qui dépasse le simple rythme lent.
Pourquoi mon enfant comprend mais ne parle pas en anglais ?
C’est très courant chez les francophones québécois. La compréhension passive se développe plus vite que l’expression active parce que l’enfant a peur de l’accent tonique, des sons qu’il ne maîtrise pas, et des faux amis. Il comprend la question, mais il ne sait pas comment construire sa réponse sans passer par le français. C’est un symptôme classique d’anxiété linguistique légère.
Combien de temps faut-il pour rattraper un retard en anglais ?
Cela dépend de l’ancienneté du retard et de la fréquence du soutien. Avec un tuteur spécialisé une à deux fois par semaine, un retard d’un niveau scolaire se comble généralement en une vingtaine de séances. Un retard de deux niveaux ou plus demande une trentaine de séances et un travail régulier à la maison. L’essentiel est de commencer avant que l’adolescence ne cristallise la peur de la langue.
Un tuteur peut-il aider si mon enfant déteste l'anglais ?
Justement, c’est là que le tuteur a le plus d’impact. La détestation de l’anglais cache presque toujours un échec répété et une perte de confiance. Un bon tuteur ne force pas l’enfant à aimer la langue du jour au lendemain. Il lui redonne des petites victoires. Une phrase correcte. Un compliment sincère. Une compréhension soudaine. Petit à petit, la relation à l’anglais change. Ce n’est pas magique. C’est de la pédagogie ciblée.
Nos EXPERTS sauront être à l’écoute de vos besoins rapidement!
Ce que nos familles disent de nous
EXCELLENT
Basée sur 278 avis


Olivia Guthrie
Les tuteurs sont qualifiés et professionnels. Mention spéciale à Mellisha, la tutrice de notre fille, qui nous a offert un service exceptionnel. Merci!

Nathalie Cloutier
Excellent service! La qualité, la compétence et la communication avec Mme Ondine est remarquable.
Merci

Virginie Verbaere
Nous adorons les services de Geneviève pour faire réviser le français de notre fils l’été. Elles est tellement stimulante ! les résultats sont extras !!!!



