Trucs et astuces pour faciliter la période des devoirs et la routine quotidienne

Trucs et astuces pour faciliter la période des devoirs et la routine quotidienne

Par Audrey Thauvette, psychoéducatrice et blogueuse chez SOSprof

faciliter la période des devoirs

L’heure des devoirs devient rapidement cauchemardesque pour de nombreux parents. Trouver des trucs pour faciliter la période des devoirs des devoirs devient une nécessité pour favoriser les apprentissages ainsi que le climat familial.

 

Mon enfant est facilement distrait et a de la difficulté à se concentrer

Voici quelques trucs :

  • S’installer dans un endroit calme et bien éclairé, propice à la productivité ;
  • Se placer à l’écart des personnes et des animaux pouvant nuire à la concentration ;
  • Éliminer les sources de distraction (télévision, radio, ordinateur, cellulaire, etc.) ;
  • Garder à portée de la main uniquement le matériel nécessaire à la période d’étude ;
  • Au besoin, diminuer les stimuli auditifs avec des coquilles antibruit et les stimuli visuels avec un paravent ;
  • Ajuster le mobilier afin qu’il respecte les règles d’ergonomie ;
  • Répondre aux besoins sensoriels de l’enfant en variant les positions de travail.

 

Mon enfant évite l’heure des devoirs 

Voici quelques trucs :

  • Camper la période d’études dans l’horaire quotidien de façon non négociable (le meilleur moment pour la période des devoirs doit tenir compte du niveau de disponibilité de l’enfant et du parent) ;
  • Créer un moment privilégié et agréable avec l’enfant environ 30 minutes avant la période de devoirs ; ainsi l’enfant aura hâte à ce moment de la journée.

 

Mon enfant manque de motivation et d’engagement  

Voici quelques trucs :

  • Offrir à l’enfant du matériel stimulant et varié pour réaliser les études ;
  • S’installer dans un lieu agréable ;
  • Diminuer la durée de la période d’études ;
  • Être ludique et créatif en transformant les leçons sous forme de jeux en tenant compte des intérêts (ex. : technologie, chant) et des besoins (ex. : bouger) de l’enfant ;
  • Demander à l’enfant de relever un défi (ex. : écrire de la main gauche, inventer une histoire avec les mots à l’étude, améliorer son temps d’exécution de la table de multiplication) ;
  • Expliquer et démontrer l’utilité des devoirs en faisant des liens avec la vie quotidienne ;
  • Déterminer des objectifs à court, moyen et long terme ;
  • Varier les méthodes d’apprentissage (avec des craies, de la peinture ou via les applications éducatives) ;
  • Récompenser l’enfant une fois ses devoirs complétés.

 

Mon enfant se fâche face à une difficulté

Voici quelques trucs :

  • Encourager l’enfant ;
  • Alterner les tâches faciles avec les tâches plus difficiles ;
  • Faire des pauses fréquentes ;
  • Enseigner à l’enfant des moyens pour gérer sa colère (respirations, méditation, balle de stress, putty) ;
  • Offrir de l’aide.

 

Mon enfant ne fournit pas d’efforts

Voici quelques trucs :

  • Valoriser les efforts plutôt que le résultat final ;
  • Préciser vos attentes avant d’entamer la période d’études.
  • Réduire les exigences :
  • Travailler 1 objectif à la fois (la calligraphie, la démarche de résolution de problème) ;
  • Faire seulement une partie des exercices afin de vérifier la compréhension de l’enfant (s’il a saisi la notion, inutile de faire l’ensemble des exercices). Avec le temps, les exigences augmenteront, mais pour l’instant, mieux vaut que l’enfant fasse quelques numéros plutôt qu’aucun ;
  • Instaurer un système de motivation pour les efforts ;
  • Transformer les apprentissages sous forme de jeux en tenant compte des intérêts de l’enfant.

 

TDAH : faciliter l’heure des devoirs 

Voici quelques trucs :

  • Avoir un bac de matériel à la maison afin d’éviter les oublis et les pertes du matériel scolaire ;
  • Faire une liste à cocher des devoirs et des leçons à réaliser ;
  • Utiliser une minuterie visuelle ;
  • Utiliser les aide-mémoires et les référentiels visuels pour soutenir les apprentissages ;
  • Segmenter la tâche (1 numéro à la fois) ;
  • Surligner les éléments importants du texte ;
  • Faire des pauses fréquentes (pauses préétablies dans la période des devoirs) ;
  • Respecter le profil attentionnel de l’enfant (besoin de bouger, de manipuler, faible capacité d’attention, attention auditive ou visuelle) ;
  • Alterner les tâches faciles avec les tâches plus difficiles.

 

 Dyslexie : rendre le moment de lecture plus agréable

Voici quelques trucs :

  • Utiliser une règle de lecture qui permet d’isoler la ligne du texte à lire ;
  • Lire en alternance avec son enfant ;
  • Réduire la période de lecture ;
  • Lire les consignes de la tâche à son enfant ;
  • Surligner les éléments importants dans le texte ;
  • Segmenter la tâche ;
  • Utiliser les technologies (plusieurs logiciels et applications existent pour soutenir les apprentissages des enfants ayant des besoins particuliers).

 

Références :

Caron Santha, J. (2015). Comment survivre aux devoirs. Éditions Midi Trente.

Lambert, A. & Rouillier, I. (2017). Devoirs : la boîte à outils : trucs et idées faciles pour apprendre en s’amusant. Éditions de Mortagne.

Philippon, J. (2014). Devoirs : 5 trucs faciles et accessibles pour aider nos enfants ! Repéré à : http://mamanbooh. com/2014/09/devoirs-5-trucs-faciles-et-accessibles.html

Rainville-Bonin, F. et Archambault, A. (2016) S’amuser en apprenant, apprendre en s’amusant ! Repéré à : https://sosprof.ca/favoriser-lheure-des-devoirs/

 

 

Voici quelques idées pour varier la période d’études et ainsi apprendre en s’amusant :

Vocabulaire / verbes–      Écrire avec des lettres mousses, des lettres aimantées, les lettres du jeu Scrabble, de la pâte à modeler, des crayons de couleurs, des cure-pipes, etc. ;

–      Tracer dans le dos d’une personne, dans la neige ou dans le sable, sur un tableau ou dans une vitre embuée, sur le cellulaire ou l’ordinateur, etc. ;

–      Créer une histoire ou une chanson avec les notions à l’étude ;

–      Apprendre les leçons sur l’air d’une chanson connue ;

–      Épeler ou conjuguer en sautant sur un trampoline, en jouant à la marelle, en sautant à la corde, etc.

Lecture–      Lire à voix haute, en duo, en canon, avec une lampe de poche, sous une tente de couvertures, avec une loupe, en prenant la voix d’un robot ou celle d’un animateur de radio, avec un micro, etc. ;

–      Demander à l’enfant de faire l’illustration de la page couverture ou de ce qu’il a préféré du livre et lui demander de présenter son œuvre et de résumer le livre ;

–      Faire la lecture par vidéoconférence à un membre de la famille.

Mathématiques–      Tables d’addition, de soustraction, de multiplication ou de division : étudier avec divers objets de la maison (dés à jouer, blocs Lego, figurines, dominos, cartes à jouer) ;

–      Nombres pairs et impairs : apprendre avec des paires de bas, paires de chaussures, etc. ;

–      Ordre croissant et décroissant : classer l’âge des membres de la famille, étaler des nombres sur la corde à linge ou dans les marches de l’escalier afin que l’enfant les replace en ordre ;

–      Bonds : pratiquer les bonds avec les nombres inscrits sur une règle ou un ruban à mesurer ;

–      Fractions : apprivoiser les fractions en préparant des recettes (¼, ½, ¾), coupant une tarte ou en répartissant le repas selon le nombre de personnes ;

–      Estimation : demander à l’enfant d’estimer le coût de la facture d’épicerie, le nombre de personnes dans une salle de spectacle, la distance à parcourir pour se rendre dans une pièce de la maison ;

–      Géométrie : reconnaître les formes des panneaux routiers, des objets de la maison.

Autres–      Faire des devinettes, des charades, des mots mystères ;

–      Varier les médiums : feuille, miroir, tableau, calculatrice, cellulaire, ordinateur, etc. ;

–      Être créatif et utiliser les éléments de l’environnement ;

–      Penser à répondre aux besoins et aux intérêts de l’enfant (bougeant, utiliser la technologie, etc.).

 

 

Description de la psychoéducation 

Le psychoéducateur intervient auprès des personnes de tous âges ayant des difficultés d’adaptation d’ordre comportemental. À travers la relation d’aide qu’il établit avec son client, le psychoéducateur évalue les capacités adaptatives et les difficultés d’adaptation du client et de son environnement afin de trouver des solutions répondant aux besoins du client et favorisant son adaptation psychosociale.